Marya Pepitong en Chine


samedi 16 mars 2013

Siestes insolites

Voici un sujet qui fait couler beaucoup d’encre, provoque de bons fous rires (chez nous les expats) et suscite beaucoup d’interrogations (toujours chez nous les expats)

 La sieste à toute heure, n’importe où,  en public et…. le plus incroyable pendant les heures de travail.

 Assez déroutant je dois bien le dire pour nous, étrangers, qui considèrons que l’impudence de « se taper un bon roupillon » sur un banc public et strictement réservé aux personnes âgées (et encore, quand la peur de se faire dépouiller ne prend pas le dessus sur la somnolence) ainsi qu’à l’ivrogne du coin.

 Ici, c’est pourtant bien d’us et coutumes, et en toute légitimité qu’une bonne majorité de la population s’adonne à cette pratique si étonnante voir choquante au début.

 Tout les âges, classes sociales et niveaux hiérarchiques sont concernés et pour remettre les choses dans leur contexte, il faut préciser que la sieste est bien plus qu’une habitude mais une véritable institution puisqu’elle est inscrite dans la Constitution chinoise de 1948 : « Ceux qui travaillent ont droit à la sieste. 

 Le choc culturel se traduit ainsi :

Pour les français : il n’est pas question de payer les gens à « rien foutre ».

Cependant ….

Pour les chinois : Si on travaille dur, on finit par être fatigué. Et plus on est fatigué, plus travaille mal, donc il faut se reposer pour travailler à nouveau dur. (Ce qui se tient comme logique après tout).

Pour ma part, j’ai dû réveiller la concierge du bâtiment dans lequel je suis mes cours de chinois, pour qu’elle mette en marche le chauffage de notre salle de cours.

Je pars donc à sa recherche et une des filles du bureau des étudiants m’indique qu’elle doit probablement dormir dans son petit bureau.

Okay génial !  Une classe entière d’étudiants grelottants compte sur moi, impossible d’échapper à ma mission. Un moment très embarrassant !

Lors de mes recherches Internet, ayant pour but de comprendre ce phénomène social, j’ai découvert, entre autres, que d’aller à Ikea, où l’on peut passer des journées entières à tester lits et sofas, était l’une des sorties détente préférées des chinois (« non sans dèc, je compte bien aller voir cela de plus près ! »)

 Pour finir, et je suis bien consciente que pour les français de France, pour qui le portrait mythique du « chinois travailleur ne s’arrêtant jamais » va s’effondrer,  voici une petite compilation de photos prises par mes soins à Shanghai.

 

 

DSC02338

DSC02339

DSC02442

DSC02478

DSC02480

 

Et pour aller plus loin, voici le site hilarant d'un collectionneur de photos de chinois "siesteurs" : 

www.sleepingchinese.com 

 

 

Posté par Marya Pepita à 19:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

samedi 1 décembre 2012

Shanghai By night / Le Mint ou "Les dents de la Chine"

Voici le M1nt l'un des club les plus chic de shanghai.

 Malgrés la vue imprenable sur la ville ( il se situe au dernier étage d' un gratte-ciel) et tout les top-model d' 1.90m présents sur la piste (la selection d' entrée se fait au physique, je precise que j' étais sur la liste donc pas de vieilles blagues, merci! ) ce sont les requins en guise de déco et les peintures “so sexy ” des toilettes qui ont finalement retenu toute mon attention.

DSC02307

DSC02304

DSC02305

DSC02306

 

DSC02317

DSC02316

 

 

Posté par Marya Pepita à 19:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 28 novembre 2012

Shanghai le symbole d'une Chine nouvelle et ses contrastes architecturaux.

Déjà troisième puissance économique mondiale, la Chine et ses 1,3 milliard d’habitants sont engagés dans dans un développement à un rythme encore inconnu dans toute l’histoire de l’humanité.

La population chinoise est passée de cinq cents millions (500 M.) d’habitants au début des années 50 à plus d’un milliard trois cents millions aujourd’hui

Dans le monde,1 personne sur 5 est chinoise !

Les résultats en sont vertigineux. La plus belle réussite du pays est sans conteste d’avoir fait sortir plus d’un demi-milliard de personnes de la pauvreté depuis le début des annees 80.

Mais il convient de ne pas se laisser abuser par les données moyennes car grande comme le continent européen et trois fois plus peuplée, la Chine est un monde en soi où coexistent des situations profondément contrastées. Les millionnaires des grandes villes de la côte n’ont aucun point commun avec les masses de population encore extrêmement pauvres.

Les disparités sont souvent saisissantes même à Shanghai qui fait partie des villes les plus riches du pays.

J'ai pris deux photos du même point de vue, un petit pont sur la riviere Liwa.

DSC02419

DSC02418

 

 

Posté par Marya Pepita à 19:20 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 25 novembre 2012

Et au fait le chinois dans tout ça.....

C'était tout de même le but de la manoeuvre.

C'est donc en toute humilité et avec toute la modestie de monde mais non sans fierté que je vous annonce mes resultats aux partiels de mi-semestre :

Oral: 98/100

Ecrit : 96.5/100

Et cerise sur la gateau, première de la classe aux deux examens !!!

DSC02424 

Posté par Marya Pepita à 20:18 - Commentaires [3] - Permalien [#]


vendredi 23 novembre 2012

Mon Petit déjeuner / Les Zong-zi 粽子

Voici le Zong-zi qui est un snack traditionnel chinois à base de riz gluant farci et enveloppé dans des feuilles de bambou ou de roseau à la façon des papillotes.

Le Zong-zi est traditionnellement consommé pendant le Festival des bateaux dragons (de début à mi-Juin) qui commémore la mort de Qu Yuan, un célèbre poète chinois de la période des Royaumes combattants.

Voici ce que la légende raconte :

Il y'a bien longtemps en Chine, durant la période dite des Printemps et des Automnes, soit entre le 8ième et le 5ième siècle avant Jésus Christ, se trouvait un état qui à l'origine était nommé Jing.

Dans cet état Han, établit sur le fleuve Yangzi, dans une région initialement peuplée par la minorité Miao, vivait un homme, nommé Qu Yuan.

Il etait poète mais également conseiller du roi. Or ses conseils éclairés ne furent écoutés, et le royaume finit par être renversé. Dans sa douleur et son désarroi Qu Yuan se suicida en se jetant dans la rivière Miluo. 

On dit que voyant cela, la population avoisinante qui portait au poète un grand respect, emballèrent du riz dans des feuilles de bambou, les ficelèrent pour en faire de petits paquets, puis les jetèrent dans l'eau de la rivière afin d'attirer et de nourrir les poissons, et d'éviter ainsi qu'ils ne mutilent le corps du poète. Les premiers Zòng-zi étaient nés. Une autre légende explique que les Zong-zi ont été jetés pour apaiser le dragon qui vivait dans la rivière. 

On célèbre depuis et chaque année cette mort durant la fête des bateaux-dragons. Qu Yuan est considéré en Chine comme le créateur de la poésie personnelle, certains de ses écrits ont perduré jusqu'à ce jour et notamment le célèbre poème La Tristesse de la séparation .

J’en ai selectionné un petit extrait même si le poème comporte plus de 300 vers.

“La raison manque de force si son interprète manque d'éloquence,

Alors il est à craindre que les paroles demeurent inefficaces.

A la fois turbulent et trouble, le monde est envieux de tous les sages,

ll aime à étoufer le mérite autant qu' à répandre de méchants bruits”

Le zong-zi est devenu un snack populaire facilement transportable, vendu un peu partout. Aujourd ‘hui , on les consomme quotidiennemnent et ce, des le petit-dejeuner. Des l’aube je croise la plupart des étudiants chinois avec un petit sac en papier à la main contenant un Zong-zi.

 Pour leur préparation, les Zong-zi soit enveloppés dans des feuilles de bambou, des feuilles de lotus, de maïs, de banane ou de canna. Chaque type de feuille imprime sa propre odeur et donne une saveur unique au riz. Les garnitures utilisées varient dans chaque région, mais on utilise uniquement du riz gluant.

A Shanghai on trouve des petits morceaux de viande de porc à l’interieur et du jaune d’oeuf. Il doivent être cuits à la vapeur ou bouilli pendant plusieurs heures.

Envelopper un Zong-zi est un savoir-faire qui se transmet de génération en génération.

 

 

DSC02421

DSC02422

Posté par Marya Pepita à 18:31 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 21 octobre 2012

Les toilettes à minuteurs.

Voici les toilettes à minuteur.

Très appréciables dans les lieux publiques parce que toujours de très lonnnnnnnngues files d'attente et encore plus plus plus ++++++++++ en Chine.

 J’en fait donc la liste des avantages:

1. Incitation directe et très explicite à ne pas prendre son temps, et j’ai bien l’impression que ca fonctionne.

2. Cela fait passer le temps en attendant, qui va battre le record….. ???? comme au Pmu, et le cheval gagnant est .............suspens…......... et........ applaudissements dès qu’une porte s’ouvre, wouaiiiiii !! (bon je suis toute seule à applaudire, oh ca va on ‘’rigole’’ !!)

3. On peut enfin regarder en diagonal les grands responsables de la trop longue attente dont on est victime, et ca, je doit bien l’avouer, soulage une très lointaine frustration.

 

Inconvénient:

Si vous ne voulez pas devenir l’ennemi public numéro 1, la grosse commission vous oubliez!

Remarque pertinente: que se passe t'il au dela de 59min et 59 sec?

 

Idée d'importation...........   j'avais vu les douches à minuteurs dans les campings allemands (plus d'eau chaude après 3 minutes) mais la je suis épatée.

DSC01453

Posté par Marya Pepita à 17:20 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 3 octobre 2012

Le raz-de-marée de la baie d'Hangzhou, dangereuse merveille de la nature.

Nous sommes au sud de Shanghai, dans la baie d’ Hangzou, et voici un des plus puissants mascarets du monde (une vague qui peut atteindre  9 mètres de haut et 40 km/h ) remontant le fleuve Qiantang. (Pardonnez moi d’avance pour les superlatifs de ce blog, mais tout est plus grand que grand en Chine)

On l'appelle aussi le Dragon d'argent car on peut entendre son rugissement à 22 km à la ronde, sa puissance est dévastatrice.

Pour faire simple, les mascaret sont des phénomènes crée par les marées. Lorsque la marée montante pénètre dans l’estuaire elle rencontre  le courant descendant du fleuve

Le mascaret du Qiantang / Hangzhou Bay

. La rencontre de ces deux masses d’eau provoque un soulèvement du liquide,  ce soulèvement provoquant la fameuse vague . Les plus importants mascarets sont ceux qui ont lieu aux moments des équinoxes.

Particulièrement dangereux, le mascaret du Qiantang a déjà causé la mort de plusieurs personnes dans les dernières années, en particulier des surfeurs ou des spectateurs venant contempler le phénomène.

De tout temps, les enfants de pêcheurs nés et élevés dans la région n’étaient pas effrayés quand ils faisaient face à ces immenses vagues. Au contraire, ils nageaient contre la marée avec leurs techniques développées depuis l'enfance, apparaissant et disparaissant parmi les vagues, ce qui était applaudi comme étant un parfait exploit, et ils portaient ainsi le surnom de "surfeur de marée". Mais ces pratiques furent heureusement interdites par le gouvernement.

Malgré l'interdiction du Gouvernement, deux surfeurs (un Brésilien et un Français) ont établit le record officieux d'avoir surfé la vague pendant 1h10, soit une distance de 17 km.

Posté par Marya Pepita à 19:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 30 septembre 2012

Pudong : Entre symbole et gratte-ciel ou l'urbanisation à la chinoise

J'ai découvert  Pudong ! Le grand saut !

Le fameux "Down town" de Shanghai ou quartier des affaires est si imposant que la hauteur des buildings en est vertigineuse.


L'histoire de Pudong est toute récente. En 1990, le quartier n'était qu'une terre agricole sur laquelle vivaient des paysans. Le district n’était constitué que de cabanes de riziculteurs et de chantiers navals à l’abandon.

Le gouvernement chinois décide d’ y battir  le centre économique de Shanghai, qui deviendra la cité hich tech que l’on connaît, surnommée « Le Manhattan de Shanghai »

En 1992, les constructions commencent et moins de 10 ans plus tard une ville futuriste était sortie de terre. Et quelle ville! Pudong regroupe certains des plus modernes et plus hauts gratte-ciel au monde.

On trouve aujourd'hui dans ce quartier en pleine construction des édifices qui sont devenus les symboles de  de l'essor économique chinois, comme la Perle de l'Orient(1995, 468 mètres), la tour Jin Mao (1996, 420 mètres, 88 étages), le Shanghai World Financial Center (2008, 492 mètres et 101 étages)

Le Shanghai Center, en construction actuellement s’élèvera à 632 mètres avec 127 étages. L’avancé des travaux en septembre 2012 se situe au 75ème étage. Il sera le 4ème plus haut gratte-ciel au monde.

Pour comparer un peu, la tour First de La Défense à Paris mesure 231m.

Aujourd’hui les constructions se poursuivent inexorablement.

Il parait que chaque année, le sol s'affaisserait de 1,5 cm sous le poids des constructions.

Et dire qu'il y a peine 20 ans, il n'y avait absolument rien.....

 

(Ma photo est prise depuis le Bund : rive ouest de la rivière Huangpu).

DSC01971 - R

 

Posté par Marya Pepita à 10:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 24 septembre 2012

Les arts traditionnels chinois

Découvrir la chine en apprenant la langue est une chose mais il y tellement d’autres aspects à voir et à apprécier, notamment les arts traditionnels chinois.

C’est pourquoi je me suis inscrite à des cours extra dont l’un d’entre eux et l’inititiation au jiǎn zhî  剪纸  (剪 : papier纸 : ciseaux) ou l’art du papier découpé  et au zhōng guó jié 中国结 (中国 : Chine 结 : nœud) qui comme son nom l’indique et un objet d’art fabriqué en tressant une ficelle(souvent rouge) en forme de nœuds de différentes formes.

 Concernant le jiǎn zhî  , l’histoire des formes et silhouettes découpées se perdent dans la nuit des temps. Il s’agit de pliage et de découpage de papier à l’aide de ciseaux très fins ou de couteaux.


D’abord découpés dans du cuir ou des feuilles d’argent, ce type d’ornementations a été retrouvé dans des tombes datant des Royaumes Combattants (V° siècle avant notre ère. )

On appelle aussi cette art plus poétiquement ; Les fleurs de fenètre , pour leur fonction décorative

Réservé aux femmes et jeunes filles en tant qu'art domestique au même titre que la cuisine ou la broderie, il est élevé au rang d'art lorsque quelques artisans, essentiellement masculins, s'y adonnent. 
D'abord signe de pratique rituelle,comme porte-bonheur collés sur les fenêtres à l'occasion des fêtes, il est rapidement devenu synonyme de cadeau, puis objet usuel servant comme motif pour broderies par exemple, pour finir, dans certains cas, comme véritable œuvre d'art. 
Mais pour tous les Chinois aujourd’hui, il reste porte-bonheur...

Quand au zhōng guó jié c’est également un des traditionnel  porte-bonheur chinois on l’appelle également nœud d’attache  lorsqu’on l’utilise sur les vêtements.

Le nœud chinois et le nœud d'attache sont devenus un symbole de la Chine avec leurs connotations culturelles uniques et profondes.

On dit, qu’aux âges primitif, ces nœuds servaient, en affaire, à noter les contrats conclus comme un pense-bête. Un grand nœud pour une affaire d’importance, un petit pour un accord moindre…

Aujourd’hui ils sont soit suspendus dans les maison comme porte-bonheur décoratif soit ils sont portés et affichés comme signe extérieur et la, différents nœuds sont dotés de significations différentes. Par exemple le lien "en miroir " qui était offert par les amoureux, réservés et délicats,  pour exprimer leurs sentiments, on l’appelait alors « le nœud d’un même cœur »,le fil infini ainsi noué montrait l’infinité de leur amour et évoquait son éternité.

L'art du nœud Chinois des temps modernes est toujours doté d'un enchantement particulier.

DSC02012

DSC02013

DSC02014

Voici ma première oeuvre d'art !!

DSC02018

 

 

Posté par Marya Pepita à 08:53 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,